Opérateur du 18 : le métier derrière le numéro des pompiers
Mis à jour le 17 octobre 2026
Derrière le 18, il y a des femmes et des hommes qui décrochent jour et nuit, dans chaque département. Leur mission : transformer en quelques instants un appel souvent confus, parfois hurlé, en une intervention précise. Voici en quoi consiste ce métier.
Le CTA et le CODIS
Chaque service départemental d’incendie et de secours (SDIS) dispose d’un CTA, le centre de traitement de l’alerte, qui reçoit tous les appels au 18 et au 112 du département. Il travaille avec le CODIS, le centre opérationnel départemental, qui suit les engins disponibles, coordonne les interventions importantes et mobilise des renforts. On parle souvent de « salle CTA-CODIS ».
Qui sont les opérateurs ?
Les opérateurs sont le plus souvent des sapeurs-pompiers, professionnels ou volontaires, parfois aussi des personnels spécialisés du SDIS. Ils connaissent le terrain, les engins et les risques de leur département. La salle est encadrée par un chef de salle, qui supervise les appels et les décisions les plus lourdes.
Une prise d’appel en quatre temps
- Localiser : commune, adresse, accès. C’est la priorité absolue, car rien ne part sans adresse.
- Qualifier : de quoi s’agit-il ? Feu, accident, détresse d’une personne, risque particulier (gaz, électricité, produit dangereux).
- Engager : choisir les moyens adaptés et les envoyer depuis le centre de secours le plus proche disponible.
- Accompagner : donner des consignes à l’appelant jusqu’à l’arrivée des secours, par exemple guider un massage cardiaque.
Les engins qu’il faut connaître
- VSAV : véhicule de secours et d’assistance aux victimes, l’ambulance des pompiers ;
- FPT : fourgon pompe-tonne, l’engin de lutte contre l’incendie ;
- EPA ou échelle : pour les étages élevés et les sauvetages en hauteur ;
- VSR : véhicule de secours routier, pour la désincarcération ;
- CCF : camion-citerne feux de forêt.
Travailler avec le SAMU et la police
Pour une détresse médicale, l’opérateur met l’appelant en relation avec le SAMU (15), souvent en conférence à trois, pour qu’un médecin régulateur évalue la situation. En cas d’agression, d’accident sur la voie publique ou de situation dangereuse, il informe la police ou la gendarmerie (17).
Un métier sous pression
Appels simultanés, appelants paniqués, fausses alertes, situations dramatiques au bout du fil : l’opérateur doit rester calme, poser les bonnes questions dans le bon ordre et décider vite. C’est cette tension que fait vivre Urgence 18, un jeu de simulation où vous prenez les appels du 18 de votre département.
Questions fréquentes
Que veut dire CTA-CODIS ?
CTA : centre de traitement de l’alerte, qui reçoit les appels au 18 et au 112. CODIS : centre opérationnel départemental d’incendie et de secours, qui coordonne les engins et les interventions du département.
Qui répond au 18 ?
Un opérateur de la salle de traitement de l’alerte du SDIS de votre département, le plus souvent un sapeur-pompier professionnel ou volontaire.
L’opérateur du 18 parle-t-il au SAMU ?
Oui. Pour une détresse médicale, il met l’appelant en relation avec le SAMU (15), souvent en conférence à trois avec un médecin régulateur.
À lire aussi
En cas d’urgence réelle, composez le 18 ou le 112. Urgence 18 est un jeu de simulation indépendant, sans lien officiel avec les SDIS, le SAMU ou les forces de l’ordre.